J'avais télécharché Unbankable, dont j'ai soumis un titre à Jeff Kanji pour les VichyMetal play-lists qui n'existent plus du coup, après les avoir écouté sur une radio du web lors de la promo, et je n'arrive pas à écouter cet album. La dématérialisation du support de l'oeuvre artistique me pose un problème. Je continue de considérer un disque comme étant une oeuvre artistique et non comme étant un objet de consommation. Et tout comme je suis réfractaire aux achats de disques, livres ou BD, en grande surface ou chez les grands distributeurs de pseudos culture que sont la fnac, virgin, cultura et consorts, je ne suis pas réceptif à ce genre de procédé. Mais il m'a fallu télécharger au moins une fois un album pour m'en rendre compte.
Revenge opère ainsi suite à de multiples désillusions avec les maisons de disques car il est vrai qu'après avoir fait la première partie, entre autre, de Alice Cooper à Paris, on pouvait espérer voire ce groupe aller très loin, ce qui ne fut pas vraiment le cas malgré de vraies qualités.
Est-ce une bonne façon de se faire connaître ? oui mais il y en a d'autres, par exemple on peut distribuer ces démos gratuitement comme l'a fait un groupe auprès de nous à Wacken, c'est Jeff qui avait récupéré le disque. Des groupes mettent de nombreux titres en écoute en ligne. Revenge profite de cette situation pour montrer qu'il arrive à diffuser plus d'albums que n'en vendent les meilleurs groupes français. Est-ce un énième moyen de démontrer l'absurdité des prix pratiqués ? N'oublions pas que cela résulte aussi du comportement de nombre d'entre nous qui ressemble plus à un comportement de consommateur et non à celui d'un amateur de musique.
Pour en revenir à Revenge, je ne me ferais plus chier à télécharger l'un de leurs albums, ni même celui d'un autre groupe, mais si l'occasion se présente, j'irais volontiers assister à l'un de leurs concerts.